jeudi 31 juillet 2008

FaceBook

Les cancres crétins qui vous brutalisaient dans la cour de récré, les étudiants boutonneux qui faisaient des blagues débiles, les anciens collègues de travail qui vous invitaient à leurs soirées monopoly, les ex collants, les amis des ex collants, les humoristes ratés, les dépressifs, les voisins chiants, les béni oui-oui, les fades, les fats, les mornes, les chiants, les cons, et les autres, tous les autres, tous les gens avec lesquels vous n'avez pas gardé contact parce qu'ils n'étaient pas drôles, pas intéressants, parce qu'ils ne vous apportaient rien ; tous ceux, en fait, que vous êtes bien content d'avoir chassés de votre vie parce que vous - contrairement à eux - vous avez avancé, progressé, parce que vous avez évolué... et bien tous, ils sont sur facebook.

Et ils veulent être votre ami.

(UPDATE : pour tous ceux qui liraient ce post après m'avoir retrouvé sur facebook, je précise : évidemment, ce n'est pas à vous que je pensais en écrivant ça.)

samedi 12 juillet 2008

Université d'été du Cinéma - compte rendu

Peut-être les deux semaines les plus importantes de ma vie, cinématographiquement parlant. J'en reviens avec de nouveaux questionnements, de nouvelles envies, une énergie toute neuve et débordante. Il me tarde de me remettre au travail.

Comme dit précédemment, j'ai été invité à l'université du cinéma organisée par la SACEM et la Directors et Writers' Guilde of America. Durant une semaine, dans un magnifique hôtel de Rochefort (avec ses kilomètres de pelouse propices à la conversation et à la réflexion) j'ai discuté entre autres avec Jon Amiel - mon nouveau gourou - et Brigitte Roüan qui m'ont expliqué, de la façon la plus claire et la plus simple possible, comment on fait du cinéma. On a parlé scénario, direction d'acteur, découpage, répétition, etc. Le conseil qui m'a le plus marqué ? C'est celui de Jon Amiel que je pourrais résumer ainsi : Process is more important than result. Qu'est-ce que ça veut dire ? hé hé. Vous n'aviez qu'à être là. Moi, ça a changé ma vie ; je ne ferai plus les choses de la même façon maintenant.

Ensuite, une semaine de festival du film à la Rochelle, avec Julie. Rétrospective Von Stroheim, Von Sternberg et surtout... Mike Leigh, dont m'avait parlé Jon comme d'un modèle dans le travail d'improvisation. Mike Leigh avec lequel j'ai échangé quelques mots à La Rochelle après sa MasterClass, ainsi qu'à Paris, trois jours plus tard, quand je l'ai rencontré par hasard dans la rue.

C'est drôle la vie, non ?